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Le saviez vous ?

Les détecteurs de fumée bientôt obligatoires

Une proposition de loi en cours d'examen propose de rendre obligatoires les détecteurs de fumée dans les habitations. Cette mesure devrait permettre de réduire de moitià le nombre de victimes d'incendies domestiques, comme l'ont montré les expériences similaires menées à l'àtranger.

En France, un incendie d'habitation se déclare toutes les deux minutes en moyenne. Cela représente quelque 250 000 départs de feu chaque année, selon les déclarations reçues par les assureurs. La plupart d'entre eux sont àteints par les occupants du logement, sans faire de victimes. Les autres, un peu plus de 90 000, nécessitent l'intervention des sapeurs-pompiers.

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Chaque année, environ 800 personnes y perdent la vie (1), 300 personnes sur le coup et de 400 à 500 à l'hôpital, des suites de leurs blessures. Les feux domestiques provoquent donc plus de deux décès par jour...

Ou plutôt faudrait- il dire par nuit, car les incendies nocturnes sont de loin les plus meurtriers : 70 % des incendies domestiques se produisent dans la journée, mais 70 % des pertes humaines surviennent la nuit, lorsque le feu et ses fumées toxiques surprennent les victimes dans leur sommeil. Pour changer la donne, en 2004, Pierre Morange et Damien Meslot, deux députés ayant connu de dramatiques incendies dans leurs circonscriptions, déposent une proposition de loi visant à rendre obligatoires les détecteurs de fumée dans toutes les habitations.

Ces petits appareils simples d'utilisation permettraient, grâce au déclenchement d'un signal sonore, de prévenir les occupants des logements en cas de départ de feu et de réveiller les personnes endormies.Ils pourraient ainsi rçagir à temps :les victimes d'un incendie d'habitation disposent d'à peine 3 minutes à partir de la naissance des flammes pour maîtriser le feu ou bien fuir.

Depuis une vingtaine d'années, de nombreux pays àtrangers, notamment anglo-saxons et nordiques (Canada, àtats-Unis, Royaume-Uni, Australie, Norvège...) ont mis en place des mesures similaires, parvenant à des taux d'équipement en détecteurs de fumée pouvant atteindre jusqu'à 98 % des foyers. à titre de comparaison, en France, ce taux ne dépasse guère 1 %. Or, selon des études menées aux àtats-Unis et au Canada, la présence de détecteurs diminue de prés de 50 % le nombre de décès, tandis que 75 % des décès se produisent dans les 10 à 15 % de logements non encore équipés(2). Aux àtats-Unis, le nombre de décès est ainsi passà de 6 000 en 1977, un an avant l'obligation de s'équiper, à 3 400 en 2002.

Un délai de 5 ans

En France, la proposition de loi est toujours en cours d'examen - elle a été adoptée le 25 janvier 2007 en première lecture au Sénat. En l'àtat actuel, le texte prévoit de rendre obligatoires les détecteurs de fumée dans tous les logements, dans un délai de 5 ans à compter de la publication d'un décret d'application.

L'équipement et l'entretien du détecteur seraient à la charge du propriétaire ; le décret précisera dans quelles conditions. Pour inciter les particuliers à s'en doter, le texte prévoit que les assureurs pourront diminuer le montant des cotisations des habitations qui en sont équipées ; dans le cas contraire, ils ne pourront en revanche pas se soustraire à l'indemnisation.

Comment se présentent ces détecteurs ? Petits, blancs, et de forme ronde, ils se vissent au plafond. Il en existe plusieurs types, mais le modèle le plus répandu est ce qu'on appelle le DAAF, le détecteur avertisseur autonome de fumée. Il fonctionne sur pile et non sur secteur, d'oà son nom, et présente donc l'intérêt de pouvoir continuer à marcher même en cas de coupure de courant.

Selon la nature de la pile, alcaline ou au lithium, l'autonomie du détecteur varie entre 1 et 10 ans. Certains modèles peuvent être reliés entre eux, ce qui permet d'avertir tous les occupants en cas de départ de feu. Ceux-là sont donc particulièrement indiqués pour les maisons à plusieurs àtages. D'autres peuvent être connectés à une centrale anti-intrusion. En France, seuls les détecteurs optiques, qui fonctionnent grâce à une source lumineuse, sont autorisés.

Les détecteurs ioniques sont interdits car ils comportent une petite source radioactive et posent donc des problèmes de retraitement des déchets. Le prix d'un DAAF varie de moins de cinq euros à prés d'une centaine selon les modèles.

Source : Pompiers.fr

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